Notre nouvelle vie en Lituanie

01 mai 2018

El Camino del Inca du Takesi ou comment faire une balade de plus 30 kms vers les Yungas.

Comme on part de Bolivie en Juillet, je me suis personnellement mis un défi : faire un trek (Julien fait ses sommets et moi je devais bien trouver quelque chose) alors j'ai amené tout la famille faire le chemin des Incas du Takesi, caminata de 3 jours, 2 nuits. Démarrage à 4000 à Choquekota et montée jusqu'à 4700 m avec le col d'Apacheta (en rentrant je peux presque faire le Mont Blanc) ensuite descente dans la vallée du rio Takesi pour arriver à une altitude de 2300m.

Comme j'aime bien partager j'ai aussi entraîné avec moi Clémentine, Laurent et leur petit Edgar, Antoine et Hypolyte et la famille Maurin.

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 Le chemin en lui-même fait plus de 40 kms mais avec le mini bus qui est venu nous chercher devant le lycée on est allé un peu plus loin ce qui nous a fait économiser 8 kms. Près de la moitié des kilomètres du parcours suit un pavage préinca soigneusement construit ce qui rend le chemin glissant et ressemblant quelque fois à une avenue au milieu de rien. Il y a un siècle Alcide D'Orbigny (que tout le monde connaît..... en fait c'est le nom du lycée) l'a parcouru lorsqu'il est venu explorer la Bolivie (quelle coïncidence, n'est-ce pas??).
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Histoire d'avoir un protecteur durant notre marche, on peut apercevoir à plusieurs reprises le glacier Mururata. On découvre un fort contraste de végétation, au départ rien tout est aride, des herbes rases, pas d'arbres, beaucoup de cailloux et après le col au fur et à mesure qu'on descend on se fait envahir par une végétation fournie et des fleurs en veux tu en voilà. La machette serait même la bienvenue, mais le chemin est bien entretenu.

Nous on a fait le trek en 2 nuits et 3 jours (on était quand même 7 adultes et 8 enfants dont un de moins de 3 ans....).

1er jour: montée du col d'Apacheta (2 heures d'une montée assez costaud) par la voie pré-colombienne (de larges pavés bien ordonnés et super bien conservés, quand on pense que tout ça fut construit par l'homme) et des chemins en lacets interminables.

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Pique-pique au bord d'un lac qui est legèrement en contre-bas du col. On ne dirait pas sur la photo mais le soleil s'est levé et on a pu manger au chaud ou presque car la brise est fraîche. 

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On a ensuite empruntés de nouveau les pavés et descendus 2 heures durant.

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Pour arriver et traverser le pueblo "takesi" en fait un village qui se meurt et qui comporte 3 maisons dans un brouillard inquiétant et froid.

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Dernière descente du jour de 40 min et premier bivouac au bord d'un cours d'eau. Installation des tentes, petite fogata et coucher très tôt car la nuit qui tombe plus la fatigue ont fait leur travail, on est fatigués.

 

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2ème jour: Au programme: 4 heures de marche pour arriver à Kacapi, une aire communale où l'on va installer le deuxième bivouac.

Lever sous un soleil magnifique et vue imprenable sur la vallée et le lit de sa rivière.

 

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Montées, descentes, beaucoup de descentes telle était la topographie du jour. Des descentes assez désagréables pour les chevilles et les pieds dans la mesure où il y a beaucoup de cailloux et que l'environnement est assez humide, du coup ça glisse. En plus on descend vers les yungas et il commence à faire chaud et on commence à voir des objets volants non identifés qui piquent (j'adooore le Yungas....). Par contre un paysage magnifique, des plantes partout, des arbres.

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  Arrivée à Kacapi où l'on peut camper et où normalement vit en permanence un monsieur qui fait à manger et vend des boissons, mais manque de bol personne, site abandonnée à la nature. On a quand même installé les tentes, fait un feu et cette fois il y avait l'eau courante et un abri avec tables et chaises pour manger.

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Sous l'oeil protecteur du Mururata.

 

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3ème jour: Dernière journée, la moins chargée, car à peine 3 heures de marche pour arriver à la Chojilla, village minier et fin du voyage. Endroit où on doit retrouver notre mini bus de l'aller, notre ami Richard......

Un spectacle magnifique en se levant, une vue dégagée sur les montagnes. C'est tout simplement beau!!!!

 

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Une dernière montée assez éreintante sous la chaleur mais tellement agréable d'arriver en haut et de se dire qu'on a réussi. J'ai été assez contente de moi, car je n'ai pas râlé, je n'ai jamais été trop fatiguée, je me sentais bien. Traversée de la rivière Takesi.

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Arrêt pique-nique au bord de l'eau et baignade pour les plus courageux (vous aurez bien compris que je n'en fais pas partie..).

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Dernière ligne droite assez plane pour arriver à un barrage et fin de la caminata avec 3 heures d'avance sur le mini bus SAUF que cela aurait été trop banal de finir ainsi et pas assez bolivien.....

Je reprends donc mon histoire: on arrive à l'endroit où le mini doit nous prendre, on l'appelle... répondeur.... Pour se rassurer on se dit qu'il est en route et qu'il est dans un endroit qui ne capte pas. Les garçons se décident à monter à la Chojilla (qui est juste au-dessus) pour aller acheter de quoi grignoter un peu (car au pique-nique on a tout terminé histoire de faire le sac à dos plus léger) et des rafraîchissements histoire de fêter notre arrivée.

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Nous on reste en bas et on essaie de rappeler Richard. Par harsard, on arrive à l'avoir sauf que c'est pas lui, c'est un autre gars qui explique à Mafer qu'il est à Coroico et qu'il ne connaît pas bien la route, qu'il a du prendre un autre chemin à cause d'un éboulement que la route est fermée et qu'il arrivera dans 5 heures et qu'il faudra 8 heures pour rentrer.... Là vent de panique, on appelle les gars en haut. Bilan, on décommande Richard et on va prendre un mini depuis la Chojilla.... sauf que le mini part le lendemain à 4h30 du mat........ une histoire de route fermée et d'heure d'ouverture de la route à cause de travaux..... Ce qui veut dire qu'il faut qu'on monte au village et qu'on dorme dans le village sur ..... le terrain de Footsal. Recherche d'une pension pour manger le soir, installation du campement sur un tarrain de béton, en plus on se trouve en plein dans un défilé du 1er mai avec pétard, chant, danse de toute l'école sur le terrain d'à côté. On voulait du typique on a eu de typique. lever à 4h , on remballe le campement comme des robots et on monte dans le mini bus. 

 

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Et effectivement, un route pire que celle de la route de la mort, des éboulements, de la terre, on a été heureux de retrouver la route normale.....

Ce fut une chouette expérience, j'ai énormément apprécié en plus on n'a pas eu de pluie mais un grand soleil.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 juillet 2017

5 ans après, toujours là....

Et oui, on est encore là......

Faisons donc un petit bilan après avoir passé 5 ans dans ce beau pays.

Côté amitié:

On se rend compte que c'est à chaque fois de supers gens qui s'en vont et d'autres non moins supers qui arrivent. Bientôt ce sera à nous de faire nos adieux.

Bilan, une liste d'amis qui s'allongent, beaucoup vont ailleurs dans le monde, peu reviennent en France mais toujours des nouvelles, mail, Facebook, whatsapp (quoique j'ai du mal à répondre de suite).Tu t'attaches et les gens partent (peut-être que c'est à cause de nous en fait....on les fait partir), c'est ça le plus dur dans l'expatriation. Juste pour citer: François, Caroline(s), Virginie, Audrey, Céline(s), éric, Fabien, Marjorie, Gilles, Delphine, Florence, Erwan, Mathilde, José, Julie, Marie, Amélie, Antony, Pierre-Hugues, Alex, Déborah, Christine, Florent, Christian, Tatiana, ester, (c'est dangereux quand tu fais une liste comme ça car si t'en oublies t'es foutue......).

Et les nouveaux qui sont arrivés cette année: Emmanuelle et Antoine et leur petite famille (petit bonjour à Maman D'Antoine), Laurent et Clémentine et leur petit Edgar, Thérèse et Raphaël, Nadège.

Côté découverte:

On a beaucoup bougé au début, à toutes les vacances on partait soit en Bolivie (Le lac, Le salar, Sucre, Potosi, Cochabamba, Santa cruz, Torotoro, l'Amazonie......) soit autour comme le chili, la Colombie et pour les grandes vacances ce fut le Mexique, La patagonie.... 

Depuis quelques temps, on s'est un peu calmé, sur les petites vacances, on ne bouge plus trop, on profite pour se reposer et faire le taxi entre piscine et répétition de danse.......

Et l'hiver qui vient on part découvrir LA FRANCE!!!!!, 6 semaines à se faire dorloter. Mais on continue à adorer faire des balades dans le centre de La Paz et goûter à tout ce qu'il y a, à adorer admirer le paysage autour, des montagnes.

Il nous reste encore tant à faire: le Brésil (Julien a visité Rio lors d'un stage cette année), Le nord de la Bolivie, le Pérou (qui nous fait toujours peur), Buenos Aires, l'Equateur.....

Côté perso:

Les enfants sont de vrais Boliviens maintenant, ils me corrigent dès que j'ouvre la bouche, ils parlent avec une telle fluidité, j'aimerais bien qu'ils apprennent l'anglais de la même manière, Bertille a vécu plus en Bolivie qu'en France.

Ils font partie d'une PROMO et veulent aller jusqu'au Bac avec leur copains.

Certains continuent la danse comme Louis et Bertille et ils arrivent toujours à se mettre dans des projets rocambolesques où ils passent des heures en répétition, le dernier projet en date: la belle et la bête en comédie musicale.

D'autres (Bertille et Yanis) ce sont mis à la piscine.

Avec mes nouvelles collègues on s'est mis à la Zumba, elles sont toutes sportives et pour les suivre avec mes 40 piges c'est pas gagné.

Julien fait toujours des sommets, du foot, du cross-fit et tout ce qu'il peut pour bouger.

On a changé de maison depuis 2 ans, elle est plus près du collège et les enfants remontent à pied, c'est très pratique. On est arrivé il y a 5 ans avec nos 6 valises et aujourd'hui si on partait il nous faudrait un conteneur, entre le canapé, les lits et tout la bazar qu'on entasse....... il va falloir faire du tri.

Les enfants prennent de plus en plus d'autonomie et ça fait bizarre, certains soirs, ils ne nous en reste qu'un car l'un est à une soirée, l'autre chez un copain ou une copine. On n'a quand même jamais réussi à les caser tous les 3 en même temps.Louis a même commencé à faire de baby-sitting.

On a quand même envie de voir autre chose, autre pays ? retour en france? on réfléchit???????

la vie passe à une vitesse........

 

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14 février 2017

Fin d'année 2016 ou pénurie d'eau à La Paz

 

Quelle est la chose la plus indispensable pour toi?

Si on m'avait posé cette question fin septembre 2016, j'aurai répondu: être heureuse avec ma famille, être en bonne santé, avoir de l'argent et d'autres choses les plus matérielles les unes que les autres....... mais aujourd'hui ma réponse est tout autre.

Je réponds l'EAU!!!!!!

En novembre / décembre dernier La Paz a connu de fortes restrictions d'eau et cela nous a fait très peur.

Par manque de pluie, tous les barrages autour de la zone sud étaient à sec. Du jour au lendemain sans nous prévenir (car rappelons le nous sommes encore en Bolivie et l'anticipation n'est pas leur point fort) , on a eu droit à des coupures d'eau au départ 3 heures par jour et puis ensuite durant plusieurs jours (toujours sans nous prévenir ou en faisant un chronogramme qu'ils ne respectaient pas), à des distributions d'eau par camion dans les rues, à des distributions de bouteilles par les militaires (une par personne). on a assisté à des razzias de toutes les bouteilles d'eau dans les supermarchés..... des bagarres......

Essayez d'imaginer tout ce qui découle de l'utilisation de l'eau: se laver, boire (et du coup on a tout le temps soif!!!). faire des lessives, tirer la chasse d'eau et bien tout cela stop, impossible il n'y a rien qui sort du robinet et comme on ne sait pas quand est-ce qu'ils vont rallumer l'eau difficile de faire des réserves.

Tout le monde a acheté de grandes cuves et dès qu'il y avait de l'eau on remplissait tout ce qui pouvait être un contenant, lors des rares pluies on mettait des seaux en bas des goutières. économie d'eau et récupération ont été les mots d'ordre pendant un mois. L'école maternelle a même fermé 15 jours avant car impossible de laver les mains des enfants et de tirer la chasse des toilettes.

Même le président a fait des prières à la Pachamama pour qu'il pleuve, le gouvernement a enfin mis des règles d'usage de l'eau car certains continuaient à laver leur voiture à grandes eaux et à nettoyer le beton de devant chez eux. Ils se sont mis à construire des nouveaux barrages. Mais le gouvernement semble oublier que plus de 50% de l'eau part dans les fuites des réseaux d'eau.......

On a vraiment eu peur de ne plus avoir à boire, ça fait bizarre. Par chance notre maison est équipée d'une cuve (on l'a d'ailleurs découvert à ce moment là) et d'une pompe, cela voulait dire que dès que l'eau arrivait la cuve se remplissait. Mais on a toujours fait attention de ne jamais vider la cuve.

Durant cette période, il y a eu une flambée du prix de l'eau en cuve, certains se faisaient livrer la nuit car c'était interdit. Certains se servaient même des cuves à pétrole pour mettre l'eau.

Cette année, il semble ne plus y avoir de problème, du moins pour le moment on ne nous dit rien, par contre nous depuis cet épisode, on recycle l'eau, plus une goutte propre ne sert à tirer la chasse, on récupère l'eau de la machine à laver et on tire la chasse avec, on garde aussi toute l'eau de la douche.

L'eau est vraiment indispensable et on ne se rend pas compte de ce qui se passe..... réflexion pour maintenant et plus tard.

une photo de la retenue d'eau en question: la represa de Ampaturi, qui était à sec l'an dernier

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voici un lien avec un article sur "la crisis del agua"

http://paginasiete.bo/especial01/2016/12/19/crisis-agua-sufre-peor-sequia-cuarto-siglo-120657.html

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01 février 2017

Toujours en Bolivie et dans le GEO ADO du mois de Janvier 2017

Grâce à Louis et à ses talents de reporter, on a 4 pages dans le Géo Ado de Janvier. On s'est bien amusé avec Louis à trouver les photos et mettre des légendes, pour le reste de l'article c'est Loulou l'auteur.

On est toujours sur la place même si on est un peu absent de la sphère internet.... Mais très prochainement car j'ai du retard:

- Les différentes ascencions de Julien

- Le canyon de Palca

- La Colombie

- et le dernier La Patagonie..........

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10 novembre 2015

WE (re)découverte: caynon de Palca, d'un bout à l'autre cette fois.

On y était allé avec mon frère lors de sa première venue fin 2012, cette fois c'est avec Delphine qu'on est allé faire un tour par là-bas.

Cette fois on a trouvé la bonne route pour traverser le canyon en entier.

En fait il faut prendre une route à droite bien avant d'arriver à palca, et de là il y a à peine 30 min de min de marche pour rejoindre palca même.

C'était très joli et impressionnant.

 

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