SALAR,salar octobre 2012 (85)

S --> salé, seuls

A--> ahurissant

L --> lunaire, lumineux

A --> aventure

R --> rien que du blanc

 

 

 

 

 

 

5 jours déconnecté de ce monde, où ne compte que dormir, manger, rouler et voir, voir cette immensité blanche qui vous fait perdre tous vos repères, le nord, le sud, le haut, le bas, la gauche, la droite, le matin, le midi, le soir. Tant de bleu et de blanc (ne manquait que le rouge et on se serait cru en france). Ces photos que l'on veut absolument faire : les "salar perspectives" ou les "salar jumping" ( on n'a pas trop bien réussi alors il faudra qu'on revienne...).

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Recette pour aller au salar et faire cela loin des autres touristes.

Ingredients:

*louer une voiture (un 4 X 4, obligatoirement),

*avoir des copains qui connaîssent bien le salar (merci Olivier et Gilles),

* posseder ou se faire prêter une tente et des duvets (si on veut camper) (merci juliette),

* trouver un endroit où établir le camp de base ("l'hostal de Carlos y Loupé", on le trouve dans le guide du routard et franchement ça vaut le coup, tout le monde peut s'y retrouver, ceux qui veulent le minimum de confort (eau froide, lits douillets et propres et faire soi-même sa nourriture) et ceux qui veulent être à l'aise avec douche chaude, de jolies chambres et un restaurant),

* avoir une grande glacière (merci encore juliette) remplie de bonnes choses,

* prendre une copine qui cuisine bien (gracias a shirley),

* une bonne paire de lunettes, un chapeau et une tripoté d'enfants pour passer le temps,

Là vous êtes prêts à découvrir le Salar d'Uyuni autrement (si cette option ne vous convient pas trop, reportez-vous aux différents guides existants, direction Uyuni et prenez une agence, là vous serez sûr de ne pas vous perdre et de n'être jamais seul).

Nous, notre direction fut JIRIRA, c'est au nord-est du Salar au pied du volcan Tunupa (à plus de 200 kms d'Uyuni), avant d'arriver à ce petit pueblo, on a fait 12 heures de routes et de pistes (5 heures à être trimbalés dans tous les sens et tenir les affaires qui tombent de partout mais Julien a adoré ça, normal c'est lui qui conduisait), on a traversé des routes en construction, des tas de petits villages, de hameaux, on a croisé des vigognes (genre de lamas mais beaucoup plus fins), des lamas, des moutons. On est arrivé à Jirira dans la nuit (sans avoir vu encore le salar) couvert de poussière...

ET LE LENDEMAIN..... Grosse claque dans la figure, LE SALAR et son immensité blanche à perte de vue surplombé d'un magnifique volcan LE TUNUPA qui selon la légende serait à l'origine de cette étendue salée. " Dans des temps très lointains, les volcans vivaient en couple pouvaient se déplacer et avoir des enfants, Tunupa un volcan femelle eut un enfant mais un dieu jaloux lui vola son enfant et les empêcha de bouger, Tunupa fut alors séparé de son enfant, la douleur fut telle que ses larmes et le trop plein de lait car ne pouvant plus allaiter jaillirent du corps de Tunupa et se répendirent sur le sol, d'oû la naissance de cette étendue blanche", d'autres plus terre à terre diront qu'il s'agit d'une ancienne mer préhistorique qui s'est asséchée (à vous de choisir celle que vous préférez, et des légendes il en existe d'autres).

 

salar octobre 2012 (84)Le tunupa

 

On a roulé ensuite sur ce lac salé, seuls, grisés par la vitesse et les possibles directions jusqu'à l'île du pêcheur où l'on a établi le camp pour la nuit (moi qui avait dit que je ne camperai pas...).

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Tels des robinsons crusoes, on a cherché du bois pour faire le feu du soir, montés les tentes, préparés les repas (Délicieuse ta salade Olivier même si je n'en ai pas pris....). On a voulu aussi voir le coucher du soleil mais on est parti un peu tard pour monter en haut de l'île et on l'a raté pour un 1/4 d'heure.... ( dans la série des loupés on continue...).

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salar octobre 2012 (145)Voilà ce que j'ai réussi à capturer....

Le lendemain, Bertille s'est réveillée en disant qu'elle voulait rester là car "le camping s'est trop bien!!!. Mais nous on voulait encore voir du Salar, roulait sur cette terre nue de toute présence humaine (quel lyrisme Sandra....). On a tous conduit même les enfants qui prétendent maintenant fièrement à qui veut l'entendre qu'ils savent conduire et peuvent aller n'importe où (ils ont juste tenu le volant...).

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C'est les jours suivants que les choses sont devenues étranges, quand on a voulu aller voir les momies à Alcaya (petite bourgade à 60 kms de Jirira): tout d'abord deux crevaisons, une roue de secours impossible à enlever (heureusement on était à deux voitures), la voiture de Gilles qui s'arrête tout d'un coup, obligés de la remorquer jusqu'au village le plus proche (heureusement rien de grave juste des boulons qui n'étaient plus à leur place), une fois la visite des momies faite encore arrêt de la voiture de Gilles (les vibrations sur les pistes ont démonté un truc), re-remorquage, en montée cette fois, un truc qui a grillé ensuite, de nouveau le garage avec son étrange garagiste... Un orage qui s'est mis à tonner fort (Yanis mort de trouille de savoir si on allait s'en sortir), une tempête de sable, tout qui devient orange et opaque.... On a vraiment eu l'impression d'avoir été ensorcelé par ces momies car une histoire dit que si on les dérange dans leur sommeil en touchant leur sépulture alors elles peuvent se venger..... En tout cas nous cette histoire nous a bien servi car les enfants (ils étaient 7 en tout), se sont tenus à carreaux durant toute la visite et même après tellement ils avaient la trouille de ce qui arrivaient croyant que c'était la faute des momies.

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salar octobre 2012 (288)le remorquage

En tout cas le paysage du côté d'Alcaya est magnifique et nous a permis de voir un autre Salar celui de Coipasa (mais la couche de sel est trop fine pour pouvoir le faire en voiture).
Comme la nuit approchait et annoncait la fin du voyage,  on n'a pas pu resister au fait de revenir faire un tour sur le salar pour tenter de voir un coucher de soleil et faire les derniers "jumpings" traditionnels.

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Ce fut alors l'heure du retour, l'heure des 12 heures dans la voiture sur les pistes ( et attention encore deux crevaisons à l'actif de Julien, dont une où le pneu a explosé s'étant pris un gros clou de 15 cm de long (vrai de vrai on l'a gardé...)), les autres n'avaient jamais vu ça et julien détient désormais le record de crevaison.

En tout cas, tout comme le sel donne de la saveur aux plats, cette première visite au Salar donne un goût de reviens-y....

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