Allez, il faut que je me bouge et que je vous raconte quand même le début de nos dernières vacances (quelque peu écourtées.....) car elles avaient bien commencé et on a pu profiter de la mer quand même un peu....

17 Janvier 2013: Les enfants voulaient voir l'océan Pacifique alors direction le Chili et Arica à une altitude de 0 m (ça faisait longtemps...) pour cette fin de vacances.

Julien nous avait préparé un petit tour pour découvrir les plages du Pérou et retour par le Lac Titicaca (....).

On est parti par la même route que celle pour aller au Sajama, toujours aussi grandiose, toujours aussi beau et varié. On est même passé à côté du Sajama mais on n'a rien vu, trop de nuages. Ce qui est bien maintenant c'est que les enfants sont habitués aux longs trajets et ils ne disent "presque" plus rien, ils écoutent la musique, ils lisent, ils mangent et regardent le paysage (Ok ils se chaimaillent aussi, ils ne sont pas devenus parfaits et on les gronde....).

Ensuite, on est arrivé à la frontière entre la Bolivie et le Chili, Tampo quemado.... Et là c'est le début du grand n'importe quoi , de l'absence totale d'information et de l'attente....

Tempo quemado est un village où l'on voit que des camions à la file indienne qui attendent on ne sait quoi très peu de voitures particulières, on a avancé en espérant rencontrer quelqu'un qui nous arrête (histoire de nous expliquer ce qu'il fallait faire...) mais rien on a continué (on a bien vu une voiture arrêtée mais personne dedans pour demander des infos) de rouler et on a passé ce village. 5kms plus tard, le poste vrai poste frontière (tempo quemado était en fait un centre de transit pour déclarer son véhicule et de la marchandise...), pareil que tout à l'heure, personne ne te dit rien, on voit plein de gens à un guichet alors on gare la voiture et Julien y va. Il revient alors avec des tas de papiers à remplir et me dit que c'est pour la migration. il revient au guichet (en refaisant la queue) et revient avec de nouveaux papiers à remplir cette fois pour la douane (ceux pour la migration ce sera pour plus tard). On revient au guichet (qui est en fait la douane bolivenne) et là ils nous prennent les papiers et nous demandent en plus 100 bol par personne pour nous faire un visa de sortie....

En fait, il y a 3 tarifs à ce passage de douane:

- gratuit pour les étrangers...(apparemment qu'on est plus...). Pour une fois que c'est gratuit pour cette catégorie.

- 15 bol pour les Boliviens (que l'on n'est pas non plus).

- 100 bol pour les étrangers résidents en Bolivie ( ça c'est notre catégorie), ni boliviens ni étrangers...

Recherche désespérée d'un type qui change les dollars car évidemment on n'avait pas assez de Bolivianos et les dollars ils n'en voulaient pas.... échange au fond d'une commionette à un taux plus ou moins avantageux et sous les yeux des douaniers qui ne disent rien????

Une fois payée, le douanier Bolivien tend un papier à Julien et lui dit d'aller maintenant à la douane marchandise de bolivie pour aller déclarer la voiture (?!?, mais oui bien sûr où ça???). En fait, c'est un préfabriqué un peu avant où tous les camions attendaient et qu'on avait doublé car la file était trop longue...

Julien y va voir et bien évidemment il manquait un papier.... Un papier qu'il fallait qu'on récupère devinez où???? à Tempo Quemada (là où personne ne nous a dit stop....). Heureusement, la douanière (peut-être sous le charme de julien) a passé outre ce papier et lui a fait le bon de sortie du véhicule, il manquait des photocopies de papier qu'il a fallu qu'on a aille mendier au poste de Migration du Chili (ils ont accepté de nous en faire seulement une.... ). [Donc un conseil quand vous voyagez vers chez nous, photocopiez tout en deux trois exemplaires car ils n'ont pas de photocopieuse et veulent toujours plus de papiers (permis, carte grise, soat, original du soat, Ruat... carte d'identité, passeport...)].

On pensait avoir fini mais non après il a fallu passer à la migration du Chili (les premiers papiers remplis) là on vide la voiture de tous ces sacs, on remplit encore un papier du ministère de l'agriculture pour déclarer ce que l'on transporte, on passe les bagages dans une machine similaire à celle des aéroports, on donne tout ce qui est fruits, légumes (il est interdit de les passer), un type vérifie la voiture et ensuite dernier guichet pour enregistrer l'entrée de la voiture au Chili. En tout plus de 2 heures de frontière qui sont en fait passées très vite même pas eu le temps de s'ennuyer...

A la sortie de la frontière, un paysage magnifique avec de spendides volcans tout enneigés, entre les deux volcans un lac, spectacle magique et reposant....

 

329322772_5c1cbbf668_ochili_mini_circuit_la_region_arica_1CIRCUIT-NORD-DU-CHILI-ET-ALTIPLANO-CHILIEN Merci aux auteurs des photos, bien evidemment.

Descente ralentie par une heure d'attente au milieu de rien, juste 1 type qui nous empêche de passer mais ne nous dit pas pour combien de temps. Et toujours des Boliviens d'un calme Olympien et qui ne disent rien et ne descendent même pas de leur camion ou voiture pour voir ce qu'il se passe.... En fait il s'agit de travaux sur la route et comme ceux qui travaillent font un peu ce qu'ils veulent, ils coupent la route entière pour travailler et font circuler quand ils ont envie.

Une fois les travaux passés, on a entamé la descente mais dans la brume, on n'a rien pu voir c'est bien dommage car au vue des montagnes environnantes la descente devait être magnifique...

En arrivant sur Arica, des montagnes encore des montagnes mais cette fois de sable, des paysages entiers de désert de sable. La dune de Pyla mais en beaucoup plus grand. Sur ces montagnes de sable on trouve par-ci par-là des Cactus et ces Cactus sont protégés car ils sont en voie d'instinction, ils sont drôles on dirait des chandeliers d'où leur nom cactus Candelabro. (J'aurai bien voulu vous les montrer mais bon, on ne va pas remuer le couteau dans la plaie....). Paysage lunaire et puis soudain au fond d'une vallée, une oasis de verdure tout le long du fleuve qui mène à la mer, vraiment impressionnant toute cette verdure entourée de montagnes de sable.

172) Vallee de Lluta-Aricaimagesbrowningia-candelaris

On est parti de La Paz à 6h du matin et on est arrivé à Arica à 18h ( en fait 19h car il y a une heure de décalage, encore faut-il le savoir...). Avec l'aide du routard, direction le premier hôtel (??) qu'on avait réservé, on le trouve facilement, les enfants sont supers contents car il possède une piscine sauf que erreur ou problème de langue, pour nous 5 il n'y avait qu'une chambre avec trois lits réservée...( en fait julien pour ne pas le nommer confond cama et habitation, cad chambre et lit....), donc il faut qu'on débourse 100 dolars de plus pour une chambre.... donc on dit tchao à la piscine (les petits étaient dégoutés....) car notre budjet est un peu serré et direction le deuxième hôtel qu'on avait réservé (pourquoi deux hôtels me direz vous... je sais pas un pressentiment). Cette fois changement de standing mais notre porte monnaie peut le supporter c'est un "hospedage", pas de petit-déjeuner, les toilettes et douche à l'extérieur de la chambre, mais tout est clean et la patronne super sympa. Tous dans la même chambre et un parking pour titine juste à côté.

Le soir, on n'a pas pu s'empêcher d'aller voir l'ocean pacifique ( et se rendre compte qu'il avait la même couleur que l'atlantique et aussi froid...), de s'y tremper les pieds et de se faire un bon repas...... UN MAC DO (ça faisait 6 mois qu'on n'avait pas vu cette enseigne....). On s'est promené dans le doux soir d'été d'Arica, en se disant que tout était bien plus cher qu'en Bolivie et qu'on se croyait retourné sur les stations balnéaires de la Méditérannée, des gens partout, des bars, des terrasses, des immeubles, des shorts, des tongs, des mini-jupes mais pas de cholitas.....

Arica%20falaisearica-1062-bigphotos de Arica

18 Janvier : Le Lendemain, au programme: journée plage, donc on a tout préparé pour le pique-nique, on a crémé tout le monde,  pris le parasol,  acheté un seau, une pelle et un rateau et on est allé à la plage "del Laucho", l'autre grande plage d'Arica étant fermée au public pour cause de pollution à cause de la descente du fleuve....tout un programme !!! (en effet les gens durant toute l'année alors que le fleuve est à sec jettent tout et n'importe quoi donc il y pleut et qu'il y a la crue, tou va dans l'océan). Arrivée à la plage à 10h.

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Les enfants se sont éclatés, la plage leur manquait, ils ont sauté dans les vagues (qui n'étaient pas assez grosses à leur grand désespoir). Ils ont joué dans le sable, on leur a mis les Tee-shirts, les casquettes, j'ai été super vigilante sauf que...... j'ai oublié qu'on était proche de l'équateur et que le soleil cogne beaucoup plus fort qu'en France. Et donc on a tous (sauf Betille il faudra m'expliquer pourquoi...) attrapé un méga giga coup de soleil aux..... jambes et oui j'ai fait attention aux épaules et aux bras ( pas une seule teinte de rose...) mais pas au jambes....... Le soir on avait tous une démarche de crabe et on a épuisé mon pot de quémaduran. Ici les coups de soleil ont une couleur particulière c'est un rose vraiment différent.... En ce qui me concerne on voyait la délimitation de la crème ,je n'en avais pas mis partout, ce qui me fait un magnifique bronzage aujourd'hui après pelade oblige un peu en dégradé......

Donc un départ vers 17h rouge comme des écrevisses, pire que des allemands ou anglais en vacances en France....... Quelle honte!!!!!

Nouvelle nuit à Arica avec un départ prévue pour le Pérou le lendemain matin.